La résilience

La résilience

tiré de resilient leadership : navigating the pressures of modern working life, georges kohlrieser, imd, 2014

La résilience, c’est la capacité à faire face à l’adversité, aux contretemps et aux traumatismes et de se rétablir afin de vivre pleinement sa vie. Le leader résilient arrive à maintenir son niveau d’énergie alors qu’il est sous pression, affronter les changements déstabilisants et s’adapter. Il sait rebondir. Il sait également surmonter les gros obstacles qui se présentent à lui tout en gardant une attitude adéquate.

Etre résilient est une caractéristique cruciale de tout leader haute-performance. Nous devons cultiver ce sentiment à l’intérieur de nous-mêmes afin d’avancer et prospérer. Nous portons également la responsabilité d’aider à protéger l’énergie des membres de notre équipe. Le leadership n’est viable que lorsque les personnes et les équipes sont capables de continuellement garder un niveau d’énergie élevé.

“ Je suis le maître de mon destin, le capitaine de mon âme« , Invectus, William Ernest Henley, 1888

Il est essentiel de rappeler qu’avant de conduire les autres avec efficacité, il est nécessaire de savoir se conduire soi-même. Avant le décollage, nous sommes instruits, en cas de baisse de la pression dans la cabine, de d’abord mettre son propre masque à oxygène avant de venir en aide aux autres. De façon similaire, la conduite de soi (self leadership) représente la colonne vertébrale de la conduite d’équipe. Afin d’être hautement efficace, un leader requiert une bonne santé physique, mentale et émotionnelle – de même qu’une bonne capacité de résilience – afin d’inspirer et de guider son équipe, son organisation vers des objectifs ambitieux sur le long terme.

Une capacité élevée à tisser des liens et à créer des attachements humains sécurisés (human bonding) avec les autres est un des piliers fondamentaux de la résilience. Des relations interpersonnelles fortes nous donnent la confiance de prendre des risques et viser des objectifs ambitieux. Elles sont également nécessaires pour nous soutenir lorsque nous nous remettons d’un échec ou d’une déception. Les relations basées sur la confiance représentent nos « bases sécurisées ». Elles forment un réseau de personnes sur lesquelles nous pouvons compter, à la fois dans nos vies personnelles et dans nos vie professionnelles.

La manière dont nous avons à faire face au stress mesure notre niveau de résilience. Les bons leaders ont besoin de sentir un certain degré d’urgence lorsque les enjeux sont élevés. Un stress momentané peut contribuer à dynamiser une personne et une équipe à certains moments critiques. Au contraire, les personnes insouciantes n’arrivent pas à faire performer leurs organisations à des niveaux optimaux.

Pour augmenter notre résilience, nous avons besoin d’identifier les mécanismes compensatoires qui nous permet d’atténuer les tensions et retrouver nos flux d’énergie positive. Parmi ces mécanismes de gestion de stress, citons la verbalisation de nos soucis et de nos craintes, l’aide à son prochain et une alimentation saine.

Construire notre résilience nous permet d’évaluer la combinaison de nos rôles organisationnels, professionnels et privés afin de s’assurer que les différents aspects de notre identité sont en équilibre et que nous sommes en mesure de vivre de façon joyeuse.